Avec l’appui des factions Wisigoths dissidentes, Târiq, n’eut aucun mal à défaire les armées Wisigoths conduites par Rodrigue, souverain d’un royaume déliquescent miné par l’injustice, les révoltes sociales et la pauvreté. Au cours de cette même année 711, Cordoue et Tolède tombèrent aux mains des armées musulmanes. Les succès retentissants de Târiq attisèrent la jalousie de Mûsa alors gouverneur en Tunisie. En 712, il traversa le détroit de Gibraltar à son tour, conforté par une armée de 18 000 hommes, tous arabes, la défiance envers le berbère conquérant devenait évidente. Mûsa prit Séville, puis Mérida, il installa son fils à la tête d’autres villes conquises comme Niébla et Béja, et ce n’est qu’une fois ses positions confortées, qu’il rencontra Târiq en 713. L’année 714 fut riche de conquêtes, mais voilà que le califat de Damas prit peur, peur de voir cet empire lointain lui échapper. Târiq et Mûsa furent rappelés sans raison valable et à la suite d’intrigues de palais en Syrie. L’Espagne est restée sous l’autorité du fils de Mûsa Abd Al Azîz. Mûsa prévoyant sans doute que son règne serait contrecarré par Damas, avait laissé toute autorité à son fils. Ce dernier conquit le Portugal, la catalogne, il fit soumettre Malaga et Grenade. Le système de l’impôt (jizya) là aussi prouva son efficacité : les goths moyennant un impôt annuel, ont conservé leur liberté de culte, leur souveraineté et leur autonomie économique.
Abd Al Azîz fut assassiné sur ordre du calife à Séville en 816, à cette époque la conquête de l’Espagne était pratiquement achevée.
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