Naissance de la presse arabe

 

PARTIE 01


Il n'est pas faux de dire que la presse arabe moderne est fille de la nahda (Renaissance Arabe). On peut grossièrement la situer vers les années 30 du siècle dernier.
Bien sûr, les prémices sont bien antérieures : En Egypte, déjà à partir de 1840, les dirigeants turcs – mamelouks- se faisaient remarquer par une certaine ouverture d’esprit, et la majorité des journaux étaient déjà rédigés en Arabe.

 

Le Liban a eu sa première imprimerie en 1697 et en Egypte, les imprimeries héritées de la campagne de Napoléon allaient transformer profondément les relations sociales et entamer un grand réveil culturel.


Toujours en Egypte, Mohammed Ali, fait carrément commander une imprimerie qu’il fait installer dans le quartier de Boulaq et qui produira entre autre le premier ouvrage des milles et une nuits qui jusque là circulait surtout sous forme orale !
Avec l’essor de l’impression, la presse pouvait se développer et permettre aux élites de s’exprimer , de faire connaître l’Europe et sa littérature.

 

Le premier journal officiel, al-waqâi’ al-masriyya est paru le 3 décembre 1828, en arabe et en turc. Au Liban , en 1859 est crée le premier périodique privé : hadîqat al-Akhbâr (le Jardin des Nouvelles). En 1876 apparaît l’emblématique al-Ahrâm.
Wâdi an-nîl (la Vallée du Nil) , considéré comme le premier périodique égyptien voit le jour en 1870…

 

La presse a joué un rôle très important dans la prise de conscience nationaliste, mais a aussi profondément influencé l’évolution de la langue arabe en la libérant peu à peu de ses archaïsmes et de ses tournures classiques.


C’est dans cette jeune presse que se développaient les tribunes politiques et les grands débats de société. Ce mouvement culturel a favorisé l’émergence d’une intelligentsia « moderniste » qui allait révéler de profondes divergences entre tenants de la modernité et les « traditionalistes », allant jusqu’à remettre en cause le pouvoir exorbitant de la prestigieuse institution d’Al-Azhar, véritable état dans l’état.

 

Au Maghreb, les choses se sont passées de manière différente : la presse est en effet restée jusqu’à la fin des années 50 totalement concentrée entre les mains d’éditeurs étrangers ; à l’exception de quelques publications locales épisodiques. De plus, dans cette région, la langue arabe était quasiment bannie du fait de la politique coloniale et de l’administration et dans les journaux et périodiques.

 

 



 
Web Sur ce site
Présentation
partie 01
partie 02
partie 03
partie 04
partie 05
partie 06
partie 07
partie 08
partie 09
Liens presse

 

Didactiques Langues Publications BP 25 91801 Brunoy Cedex France
DILAP © 2005- DILAP est une marque déposée - déclaration CNIL 1114232- SIRET 48360378300018