INTRODUCTION
Quel est le poids réel de la presse arabe, écrite et audio-visuelle sur l’opinion publique Arabe ? Quel est son impact réel sur ce qu’on appelle encore dans les pays arabes « les masses populaires » ?
Comment définir sociologiquement ces « masses », dans la mesure où peu d’études sociologiques dignes de ce nom nous en donnent des définitions rigoureuses, fautes de statistiques sérieuses et surtout du fait de profondes « révolutions » sociales rapides qui transforment à chaque décennie le paysage social.
En quelques 20 années, la Tunisie par exemple a réussi à créer une véritable classe moyenne, affairiste et dynamique, exigeante même sur le plan culturel ; l’Algérie, plus avantagée géographiquement, démographiquement, et du point de vue des richesses naturelles, notamment en hydrocarbures, a réussi à liquider la sienne , en la paupérisant, y compris sur le plan intellectuel !
Comment cela se passe aux pays du Moyen-Orient où le taux d’analphabétisme est peut-être un peu moins important qu’au Maghreb, mais où il reste tout aussi impressionnant ? Quel est l’impact réel de la presse écrite et celui des médias audiovisuels qui n’ont pas recours à la langue écrite savante ; mais qui utilisent en revanche une
langue orale littérale ou « médiane » ?Dans ce dossier, fort complexe et unique en son genre - une exclusivité DILAP - nous allons essayer d’apporter quelques réponses à toutes ces questions et en aborder d’autres. Si des visiteurs-lecteurs amateurs de la presse arabe veulent nous écrire, pour apporter leurs contributions , ou nous faire part d'une opinion, ils sont les bienvenus. Un formulaire de contact est à leur disposition.