Choix fondamentaux de langue


PARTIE 01

 

L’arabe comme « langue morte », ancienne.


La langue arabe, du fait d’un problème de pluriglossie qui ne lui est pas propre d’ailleurs (l’Allemand, par exemple ou l’Espagnol connaissent le même phénomène) a malheureusement fait les frais –pour des raisons trop longues à évoquer ici- de l’ambiguïté « classique/littéral ». Dans les pays arabes, la langue, et cela est tout à fait normal, est enseignée comme langue nationale, d’abord comme langue tout court, hélas, dans un sens très classique –nous y reviendrons- puis comme véhicule pour toutes les disciplines aux programmes scolaires. Du fait de l’omniprésence des dialectes, ce phénomène de pluriglossie n’a jamais réellement été pris en compte et donc a été géré pragmatiquement selon les pays et surtout laissé à la compétence des enseignants et leur savoir-faire personnel.


Précisons que longtemps cependant, et surtout après l’indépendance des pays du Maghreb, les différents régimes successifs ont d’abord eu comme attitude d’imposer à l’école l’Arabe littéral au sens « pur » avec quasi interdiction d’utiliser les dialectes ! Un peu à la manière de la France interdisant il y a soixante-dix ans à peine, l’usage de langues régionales (breton, occitan) à coup de férule.


Cet aspect contre-productif au niveau pédagogique est heureusement dépassé depuis longtemps et l’Arabe « classique » cohabite avec son volet dialectal, au grand soulagement de tout le monde. Y compris de nos jours dans les médias officiels et même les plaidoiries au sein des tribunaux. Les choses évoluent dans le bon sens….
Nous avons employé l’expression « arabe classique » volontairement, car jamais, dans le monde arabe on n’a accepté de faire la différence entre l’arabe littéraire –classique et l’arabe moderne.




 
Web Sur ce site
Didactiques Langues Publications BP 25 91801 Brunoy Cedex France
DILAP © 2005- DILAP est une marque déposée - déclaration CNIL 1114232- SIRET 48360378300018